Global Unions

Frequently Asked Questions

Que sont les Fédérations syndicales internationales ?

Par Fédérations syndicales internationales (FSI) l’on désigne des organisations syndicales internationales qui ont en commun un certain nombre de traditions et de valeurs, parmi lesquelles la conviction que les syndicats doivent être libres et indépendants et sous le contrôle de leurs membres plutôt que sous celui d’un parti politique, d’un gouvernement ou d’un employeur. Elles ne sont pas les seules organisations syndicales internationales, mais elles sont, de loin, les plus représentatives.

Ces Fédérations syndicales internationales adhèrent, par leurs constitutions, leurs structures et leurs pratiques, aux principes de la gouvernance démocratique. Ce sont des organisations autonomes, contrôlées par leurs affiliés : syndicats ou confédérations syndicales. Elles tiennent toutes régulièrement des Congrès chargés d’adopter le programme politique et d’élire les organes directeurs.

Global Unions regroupe 12 Fédérations syndicales internationales (GUF) qui représentent les syndicats nationaux dans leur secteur ou métier respectif, ainsi que deux organisations composées de confédérations syndicales nationales. Les FSI sont EI, BWI, IAEA, ICEM, IFJ, IMF, ITF, ITGLWF, IUF, PSI, et UNI. Les membres du groupement Global Unions qui représentent des confédérations syndicales nationales sont ITUC et TUAC.

Que font la CSI et la TUAC ?

La CSI et la TUAC élaborent des politiques et représentent le mouvement syndical devant la société dans son ensemble et auprès des organisations intergouvernementales. Bien qu’elles n’aient ni les mêmes membres, ni le même rôle, elles ont néanmoins beaucoup en commun. Vous pourrez trouver une description détaillée des rôles respectifs de la CSI et de la TUAC en cliquant sur les liens suivants: ITUC - TUACITUC - TUAC

Que font les Fédérations syndicales internationales ?

Tout comme le rôle de la CSI et de la TUAC correspond à la politique et aux responsabilités liées à la représentation de leurs affiliées nationales, les FSI sont la prolongation de leurs affiliées nationales respectives. Les FSI dont les membres relèvent essentiellement du secteur privé regroupent des syndicats au niveau sectoriel, mais aussi, de plus en plus, dans le cadre d’un employeur commun ou au sein d’une chaîne d’approvisionnement, de production ou de services. Ce rôle a acquis une importance accrue au fur et à mesure de l’intégration mondiale de l’économie et de la production.

Les Fédérations syndicales internationales ont négocié plus de 60 accords-cadres internationaux avec d’importantes entreprises multinationales. Ces accords sont une preuve visible des contacts multipliés et des relations renforcées des FSI avec leurs interlocuteurs patronaux. Pratiquement toutes les FSI regroupent différents secteurs et ont une structure qui permet les différences sectorielles. Vous trouverez plus de détails dans les descriptions de chaque FSI.

Certaines FSI représentent principalement des travailleurs du secteur public. Elles se centrent dès lors sur les secteurs spécifiques de leurs membres et s’efforcent de renforcer les droits et l’influence de leurs affiliées. Elles fournissent des services et, tout comme la CSI et la CSC-TUAC, mettent l’accent sur les questions de politique publique qui affectent les services publics et la gouvernance. Les FSI dont la présence est prédominante dans les services publics sont l’ISP et l’IE, même si de nombreuses autres FSI ont des membres relevant du secteur public.

Comment les Fédérations syndicales internationales contribuent-elles à la syndicalisation des travailleurs et à la négociation collective ?

La TUAC et la CSI, d’une part, et les FSI d’autre part, ont des rôles complémentaires qui d’une certaine manière se recoupent en matière de syndicalisation et de négociation collective. La CSI et la TUAC, dans le cadre de leurs mandats respectifs, cherchent à mettre en place un cadre qui permette la syndicalisation et la négociation collective. Ces deux activités dépendent de l’existence d’un cadre juridique qui protège ces droits, et du respect de ces droits dans la pratique. Les droits fondamentaux dans ces domaines sont inscrits dans les conventions de l’Organisation internationale du travail, qui est tripartite (avec une représentation des travailleurs, des employeurs et des gouvernements) ; il s’agit notamment (mais pas uniquement) de la Convention 87 sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical et de la Convention 98 sur le droit de négociation collective.

Au delà du recours aux normes et aux procédures de l’OIT, le travail auprès d’autres institutions internationales, notamment la Banque mondiale et l’OCDE (pour la TUAC), a souvent pour but d’exercer des pressions sur les gouvernements et/ou sur les entreprises afin qu’ils respectent les droits syndicaux et de négociation. Souvent les FSI sont elles aussi associées à cette action, elles en prennent parfois l’initiative et dans certains cas elles agissent seules.

Le travail des FSI, notamment leurs campagnes et leurs relations avec les entreprises multinationales, a pour but principal de renforcer les relations industrielles et l’aptitude à la syndicalisation de leurs affiliées. C’est à cet égard qu’elles travaillent très souvent avec la CSI et la TUAC. S’il est vrai que le contenu des accords-cadres internationaux varie grandement, ils incluent tous un libellé stipulant le respect des principes inscrits dans les conventions fondamentales de l’OIT ; certains de ces accords vont encore plus loin et traitent spécifiquement le problème posé par un employeur qui s’opposerait aux efforts des travailleurs en vue de constituer un syndicat indépendant.

Comment et pourquoi coopérer ?

Les syndicats se rassemblent pour la même raison que les travailleurs : acquérir une position plus forte pour défendre leurs intérêts et mener des actions. C’est valable pour les organisations syndicales internationales également. La puissance dans le cadre des relations industrielles est souvent couplée à une force politique visant à accroître l’influence globale du mouvement syndical.

Cependant, l’essentiel de la coopération n’implique qu’un nombre restreint de FSI. Par exemple, au cours des dernières années, plusieurs accords-cadres internationaux ont été négociés et signés avec des entreprises par plus d’une FSI.

Le Council of Global Unions a été créé en janvier 2007. Il est composé des FSI, de la CSI et de la TUAC. Son rôle est d’encourager la coopération dans les domaines prioritaires convenus et de consolider les activités déjà menées à bien par les Fédérations syndicales internationales.